Mea culpa. Tout occupé avec des vacances de rêve, je n'ai guère eu le temps de m'intéresser à l'actualité, pas plus qu'à la passionnante
vie des blogs. Le peu que j'en ai vu à mon retour m'a fait beaucoup rire, comme ces donneurs de leçons qui, sur un ton doctoral, vous expliquent ce qu'est le sens de l'honneur et de la droiture
morale pour mieux pouvoir par la suite s'asseoir dessus. "Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais", en quelque sorte. C'est si joyeusement pittoresque que ça en devient franchement
drôle. Tenez, ça me rappelle cette planche du Gang Mazda :
(Tome et Darasse, Le Gang Mazda accélère, Dupuis, 1995)
Bon, sinon, pendant ce temps-là, le FAMEL (Front Anti Marc "Eûûûrgl" Levy) gagne du terrain, comme on peut le constater
ici... Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle !
PS : Merci à tous pour vos petits mots... ça fait plaisir. Certains ne sont pas tombés loin...
Chers amis et néanmoins lecteurs, le Levraoueger est heureux de vous annoncer qu'il est parti en vacances dans une galaxie lointaine,
très lointaine...
Tout est dans la valise : la brosse à dents, la nuisette grise, les bouquins de Terry Pratchett, la boussole, la baguette magique, sans bien sûr oublier le carnet et les crayons. Et les
chaussettes rouges et jaunes à petits pois.
Mais comme le Levraoueger vous AIME, il s'est arrangé pour que la bibliothèque reste ouverte (ou d'une autre couleur) pendant son absence. Alors faites comme chez vous, y a de quoi lire, et
à très bientôt.
Bisous baveux !
Je ne sais pas de quand cela date, probablement de l'enfance, mais j'ai toujours aimé créer des personnages, leur donner un
caractère, une histoire, puis plus tard un visage, une silhouette, des accessoires. Ainsi est né un soir de beuverie réflexion créatrice un
super-héros des temps modernes, breton de surcroît : Kouigna-Man. Lui et moi, ce fut le coup de foudre (comme le bateau). Malgré de viles tentatives de récupération, il est
toujours là, et j'espère bien lui faire vivre de passionnantes aventures.
Mais il a eu tellement de visages, qu'il fallait d'abord que je lui donne un aspect définitif.
Pour mémoire, il a d'abord ressemblé à ça :
Puis j'en ai fait une version robotisée, sorte de Goldorak armoricain :
Mais au prix actuel du carburant, ce modèle-là est devenu beaucoup trop onéreux. Je ne voudrais pas qu'en plus on m'accuse de polluer
l'atmosphère. Alors sur le métier j'ai remis mon ouvrage (de pierre... levée). Dans l'alambic de mes brouillons, j'ai mélangé l'horizon sans fin, le goût du sel, la saveur des crêpes,
quelques litres de chouchen frelaté, quelques kilos d'artichauts transgéniques, un ou deux airs de cornemuse et toute ma passion pour la Bretagne. A la fin, tel le docteur Frankenstein, j'ai
pu contempler ma créature : le nouveau Kouigna-Man !
Il n'a pas l'air, comme ça, mais c'est un Leviathan, redouté sur tous les océans du globe, et même au-delà. A mon avis, ça va chier
des chapeaux ronds...
Da gendelc'her...
Grand ami de la Culture, le Président se rend tout naturellement aux obsèques d'Aimé Césaire...
(Même pas peur !)
par Bertrand
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Traditionnellement, le bibliothécaire - ou plus exactement LA bibliothécaire, puisque le milieu est majoritairement féminin - a
une réputation infernale tendant à la présenter en clone de Rosa Klebb croisée avec le Cerbère de la Porte. Voire pire...
Brrr... Et ne parlons pas des représentations qui circulent un peu partout dans les médias :
"Ce qui est extraordinaire avec les bibliothèques c'est que t'y vas, tu prends le bouquin que tu veux
et ils te le donnent en te demandant juste de le rapporter quand t'as fini. Ça m'a toujours fait penser à ce copain
pathétique qu'on a tous eu quand on était gamin, et qui te laisse emprunter exactement tout ce que tu veux à la seule
condition que tu restes son ami.
C'est ce que sont les bibliothèques : Des copains pathétiques fonctionnarisés.
Et c'est pourquoi tout le monde aime les martyriser : Je le rapporterai à l'heure... Ou peut-être pas...Oh, et qu'est ce que tu vas faire ? Me coller 1 franc d'amende ?"
Seinfeld - Saison 3 - Episode 5 : The library (1991).
On est peu de chose...
Alors qu'en fait la bibliothécaire est déconneuse à un point que vous ne pouvez imaginer. Drôle, fine, espiègle et parfois coquine, elle ne
perd jamais une occasion de faire preuve de cet humour que toutes les autres corporations nous envient. La preuve :
Une jeune femme se présente à la banque de retour :
- J’ai deux semaines de retard
La bibliothécaire :
- Formidable, et vous avez déjà choisi le prénom ?
...

(Et encore merci à Calamity Jane-Marie, pour m'avoir involontairement donné l'idée. Tu es hors catégorie, ma grande !)
C'est fou comme certaines choses, toutes simples, peuvent me mettre en joie, au point que j'en frétille d'excitation sur ma pauvre
chaise de bureau qui n'en demande pas tant.
Quelques notes de musique, un accessoire, une voix...
par Bertrand
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