Aujourd'hui, c'est la journée du sommeil.
Demain, c'est jour de grève.
C'est marrant comme l'actualité s'acharne à nous faire croire qu'on cherche à nous endormir...

"Enfer : Département d'une bibliothèque où sont déposés les livres licencieux
interdits au public." [in Le Petit Robert, 2001]
Aujourd'hui, c'est la journée du sommeil.
Demain, c'est jour de grève.
C'est marrant comme l'actualité s'acharne à nous faire croire qu'on cherche à nous endormir...
"En vérité, je ne connais qu'une mauvaise façon de travailler : c'est de le faire à contrecoeur.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. C'est faire l'amour avec une femme sans l'avoir désirée. D'abord, il faut pouvoir. Et c'est à ces moments-là
qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
Quand on travaille dans la joie, dans l'enthousiasme, on n'a droit à rien. On n'a même pas droit au succès. On est payé d'avance.
D'ailleurs, je ne suis pas certain qu'il y ait des paresseux. Non. Il y a des malades... et puis, surtout, il y a des gens, il y a beaucoup de gens, il y a malheureusement trop de gens qui ne
font pas le métier qu'ils devraient faire. Et c'est à mon sens une des raisons pour lesquelles tout va si mal - puisqu'il paraît que tout va mal."
Ces quelques lignes sont de Sacha Guitry.
Il est curieux de constater à quel point certaines vérités franchissent les époques et les générations...
Et pour ne pas finir sur une note trop intellectuelle qui viendrait à coup sûr plomber l'ambiance de ce blog, je terminerai par une pirouette, en me disant donc que certains ne sont probablement
pas à leur place... En tout cas, on sent la fatigue.
L'avez-vous remarqué ? Les gens manquent singulièrement d'humour de nos jours.
Tenez, pas plus tard qu'hier, une lectrice est venue à la médiathèque faire renouveler son abonnement et celui de son mari. Elle me tend ses cartes en disant :
"J'en ai deux."
Ce à quoi j'ai spontanément répondu :
"Moi aussi."
Inutile de vous dire que ma remarque a engendré chez elle un regard assassin, et chez moi un grand moment de solitude.
J'ai alors intérieurement maudit mes parents, responsables de m'avoir fait tel que je suis, c'est-à-dire incapable de résister au plaisir d'un bon mot.
Chienne de vie.
La lumière revient déjà...
Et je me suis fait légèrement griller un article par l'excellent blog cinéma de Mirbel.
Voilà ce que c'est que de préparer ses publications une semaine à l'avance. Ça m'apprendra, tiens !
Or donc, l'autre jour, je repensais justement à La Dernière Séance. Bon, là, j'ai clairement conscience de vous parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas
connaîtreuuuuh. Pour ceux-là, disons que La Dernière Séance, c'était la messe du jeudi soir, avec l'abbé Schmoll, vulgairement connu sous le nom d'Eddy Mitchell. En tout cas, chez nous,
c'était quasi religieux.
Le souvenir le plus fort que j'en ai gardé, c'est le King Kong de Cooper et Schoedsack, en noir et blanc. Oui, la version de 1933, à mon sens la meilleure, même si je ne déteste pas
l'adaptation de Guillermin en 1976 avec la délicieuse Jessica Lange.
Mais bon, le King Kongde 33... Même Peter Jackson n'a pas fait mieux (sauf pour le ridicule).
Alors on ferme les yeux, on imagine le décor d'une vieille salle de cinéma avec ses ouvreuses aux longues jambes fuselées, on écoute Mr Eddy nous raconter les petites anecdotes, et c'est
parti...
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