920.71 Biographie lactaire

Mardi 30 décembre 2008
Le 21 décembre 2008. Je suis ressorti de la Fnac sans achat.

Par Beltram MacLeod
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Lundi 29 décembre 2008
Le 21 décembre 2008. Paris. Métro, ligne 4.

Par Beltram MacLeod
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Lundi 1 septembre 2008
 
Par Bertrand
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Jeudi 14 août 2008

J'arrive à un âge où (presque) tous mes amis sont - ou vont être prochainement - parents. Même si j'ai exercé jadis la lourde tache de beau-papa, j'ai jusqu'ici (et à ma connaissance) échappé aux joies de la paternité.
Afin de palier cette lacune, mon amie Super G. (elle-même heureuse génitrice d'un super mini-lapin) m'a offert un mini-Levraoueger !
Tout à mon émotion, je ne me suis pas méfié. Pourtant, je la connais, Super G....
J'aurais dû...
J'aurais dû...
Il y avait évidemment un piège :

 

Mini-Moi
envoyé par Le_levraoueger

J'avoue que je m'interroge encore.
En fait, il y a plusieurs hypothèses :

A) Soit ce truc est relié à un mécanisme explosif; un jour j'entendrai un clic fatal et quelques secondes après mon petit corps musclé sera dispersé aux quatre coins de Saucissecity, façon puzzle.

B) Soit c'est un vibromasseur (et mes frères) déguisé, et là, je suis assez perplexe.

C) Soit c'est tout bêtement un machin qui vibre quand on lui tire sur la queue. (Auquel cas, je ne vois pas bien en quoi c'est censé me représenter... hum...)

Quoi qu'il en soit... merci, Super G. !
(Ma vengeance sera terrible...)

 

Par Bertrand
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Lundi 11 août 2008

 

Une nouvelle ère commence ce lundi. Les ami(e)s que la vie contraint à l'éloignement, on espère toujours les recroiser un jour ou l'autre sur la petite route de briques jaunes. En tout cas, j'y crois dur comme fer. En attendant, il y aura moins de Vannes dans mon quotidien, et c'est bien dommage. Mais rassurez-vous, la quête continue ! Et un jour, je finirai bien par revenir de l'autre côté de l'arc-en-ciel.


Découvrez Judy Garland!


Par Bertrand
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Dimanche 10 août 2008


Par Bertrand
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Lundi 19 mai 2008


J'ai donc essayé de la remplacer, du mieux que j'ai pu, vous pouvez me croire, et cela n'a pas été facile ! J'ai même passé la nuit à tenter une couleur et à tirer sur mes cheveux pour les allonger un peu. Mais là, je dois reconnaître ma défaite.

Comme chaque année, nous avons eu notre ouikende "Elle-est-pas-là-Adriana-?". LE ouikende où l'on ravale ses réticences pour descendre dans la rue récolter de précieux euros. Lesquels nous serviront ensuite à faire fonctionner le mieux possible les trois branches de notre activité : le secourisme, la formation aux premiers secours et le social (distribution de repas, vestiboutique...).

Bref, comme chaque année, on se poste à un coin de rue, en faisant bien attention de ne pas empiéter sur le territoire des commerçants, et comme chaque année, malgré cela, on se fait virer ou contrôler par un vigile (qui vous fait bien comprendre qu'il n'y est pour rien, lui, ce sont les cerbères des caméras de surveillance qui l'ont envoyé). Vous croyez que la rue est à tout le monde ? Bin non. Bon, c'est pas grave, on trouve toujours un bout de trottoir orphelin.
Comme chaque année, aussi, on fait chauffer le sourire 5bis. Fruit d'un long travail de préparation, d'études et d'amélioration sur le terrain, le sourire 5bis est l'arme absolue, l'aspirateur à monnaie. Même s'il comporte le risque de se coller une crampe carabinée et de ressembler au Joker le reste de la semaine, le sourire 5bis, accompagné d'un "bonjour" personnalisé, on n'a jamais fait mieux (le flingue sur la tempe, c'est complètement has-been).
Comme chaque année, vous devenez un expert du décrochage d'autocollants. Ces petits autocollants que certains donateurs collectionnent à l'intérieur de leur portefeuille et vous montrent comme des trophées, des bons points, des étiquettes de grands crus ("Celui-là, c'est celui de 1981, quand la gauche est arrivée au pouvoir ! Qu'est-ce que j'ai pu donner cette année-là...").

Et c'est ainsi que, comme chaque année, on assiste au défilé des mêmes attitudes, formidables et généreuses. Petite compilation non exhaustive de ce que l'on a vu :

- La petite vieille trop contente de taper la discute qui vient vous raconter pendant un bon quart d'heure les dernières aventures du petit-fils, en digressant allègrement sur son quotidien, à elle, avec ses petites misères, ses problèmes de santé et son chat.
- La personne qui s'excuse en donnant 5 €, "parce qu'elle n'a que ça", alors que c'est un don supérieur à la moyenne.
- Celle qui compte en même temps, histoire de bien annoncer le montant ("Vous voulez un reçu peut-être ?" ^_^).
- La jeune fille au sourire ravageur à qui, si l'on était célibataire, on donnerait bien un numéro de téléphone plutôt qu'un petit autocollant.
- Les enfants, qui prennent un malin plaisir à mettre la piépièce à côté de la fente plutôt que dedans. Il doit y avoir une compétition secrète. Tous les mômes de France ont dû se passer le mot. La consigne a certainement circulé dans toutes les cours de récréations. C'est effrayant, ce complot en couche-culotte.
- L'autre jeune fille, celle au décolleté plongeant. Nouvelle victime du sourire 5bis. Même chose que pour la précédente. Si vous partagez votre trottoir avec d'autres quêteurs mâles, c'est la bagarre ("Mon tronc, Mademoiselle, mon troooooonc ! Moi, moi moiiiiii !!!") et la belle repart couverte d'autocollants, plus décorée qu'un poilu du 14-18.
- La fille pas jeune mais à la poitrine encore plus opulente, qui vous l'offre fièrement en attendant que vous lui punaisiez ledit autocollant, telle la médaille du bienfaiteur, tandis que vous en êtes encore à vous demander si vous le collez sur le téton droit ou alors le gauche ?
- Celui qui vous la joue à la Bill Murray dans Un jour sans fin (et vas-y que je me tâte les fouilles pour bien te faire comprendre que je n'ai pas mon portefeuille...).
- Celui qui n'a visiblement pas beaucoup de moyens, mais qui va quand même vous donner 5€ de son RMI, "parce que c'est important, d'être solidaires".
- Le p'tit mec à casquette de travers et collier de barbe finement ciselé qui s'approche d'un air rebelle en dodelinant des épaules. Dans un premier temps, vous vous demandez s'il ne vient pas vous piquer votre tronc ou demander un impôt sur SON bout de trottoir. Et puis, sans rien dire (mais tout en mastiquant bruyamment son chewing-gum), il sort toute sa monnaie et la donne. Y a au moins deux paquets de clopes là-dedans, ou un téléchargement du dernier titre de Diam's sur son mobile.

Et ainsi de suite. Avec parfois une nouveauté. Comme ces deux moines bouddhistes blancs qui voulaient m'offrir leur sandwich ("Eh, les kojak habillés en rideaux Bouchara, je ne suis pas en train de faire la manche !!!").
A la fin de la journée, votre bras pèse deux tonnes et demi, vous commencez à développer une tendinite au poignet, vous avez perdu deux ou trois centimètres et le trottoir portera à jamais la trace de votre alourdissement progressif. Mais vous avez aussi développé un sixième sens très particulier. Une sorte de radar intégré. Vous repérez au moindre changement d'attitude (ralentissement du pas ou marque de dilemme intérieur au niveau du front, par exemple...) ou au moindre froissement de porte-monnaie, qui sera votre futur bienfaiteur.

Comme chaque année, je suis rentré chez moi en imitant Marie-Pierre Casey et en grommelant que non, décidément, "j'f'rai pas ça tous les jours".
Mais comme chaque année, je suis rudement content de l'avoir fait, d'avoir croisé ces sourires, et d'avoir eu autant envie de dire : "Merci".

(L'année prochaine, je me déguise en Moebius !!! Non, non, je ne me trompe pas de sujet : http://www.toutenbd.com/article.php3?id_article=2493)

Par Bertrand
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Lundi 12 mai 2008

Mon concours Lépine à moi, le truc qui a vraiment révolutionné ma vie, c'est ça :


Ça - les plus perspicaces d'entre vous l'auront reconnu - c'est une centrale vapeur, invention diabolique qui rend enfin tolérable le repassage des chemises et autres éléments vestimentaires. En plus, la mienne fait aussi dans l'animation musicale, avec un curieux gargouillis vibratoire intempestif qui ressemble vaguement à un remix de David Guetta.

 

 

(Avec, en prime, une option "sauna" de série, avouez que j'aurais tort de ne pas être au comble du bonheur et de la félicité...)

Par Bertrand
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Jeudi 24 avril 2008
Par Bertrand
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Mardi 25 mars 2008

Il y a un an (il y a un siècle, trala la la...), dans une autre vie blogosphérique, j'avais rédigé un petit texte, une sorte d'ode à mon coiffeur préféré. Je l'avais intitulé "L'Homme multiple", et ça donnait à peu près ceci :

"C'est fou comme certains actes de la vie - somme toute anodins - peuvent parfois prendre des tournures aventureuses, voire franchement exotiques.

Se faire couper les cheveux, par exemple.

Pour d'obscures raisons, il a fallu que je fasse rafraîchir ce qui, d'ordinaire, serait plutôt qualifié d'abondante crinière. Jusque-là, rien d'extraordinaire. Pas de quoi s'en faire (des cheveux). La seule vraie prise de risque réside dans le choix du praticien. En général (Patton). Mais en Alsace, il peut y avoir quelques difficultés complémentaires, notamment si l'impérieux besoin se situe à Pâques parce qu'ici le vendredi saint est férié (poil aux cheveux). Et trouver un coupe-tifs qui ne fassent pas le pont, c'est à s'arracher les cheveux. Donc, en principe, peau de balle avant le mardi. Sauf quand on a la chance d'avoir un Turc en bas de chez soi, et que le brave décide d'ouvrir quand même le samedi.

Ne nous y trompons pas : si je l'appelle affectueusement "le Turc", eh ben... c'est parce qu'il est turc. Et il est plusieurs aussi. Mais appeler quelqu'un "le Plusieurs", ça le fait nettement moins. Donc, je garde "le Turc".

Mon Turc n'est pas mon Turc. Ouahouuuuu, quand j'écris ça, j'ai l'impression de faire du Gibran (qui, lui, était libanais, donc ça n'a rien à voir). Grisant. Non mais sérieusement, mon Turc serait plutôt "mes Turcs". Parce qu'en trois visites et plusieurs passages devant la boutique, je n'ai jamais vu le même homme de l'art derrière la paire de ciseaux. Je précise bien "homme de l'art", parce que c'est aussi un élément incontournable de l'aventure : bien que le salon soit - selon la devanture - mixte, on n'y voit jamais de femme. Pas de "Brigitte", pas de "Madame Chapuis", pas de bigoudis, pas de cheveux couleur bleu-acier. Que des mâles. Et que des bruns. C'est sans doute pour cela que je m'y sens si à mon aise. J'ai trouvé une confrérie du cheveu brun, épais, méditerranéen. Et comme, parfois, on a droit au verre de thé en attendant, ça fait très club anglais. On est entre gentlemen capillaires.

Le seul ennui, c'est la barrière de la langue. Je parle très mal le turc (ou alors sous la torture). Et mon Turc parle très mal le français. D'où le côté exotique. Le comble de l'aventure, c'est quand il faut expliquer la coupe dont on rêve avec force gestes et quelques mots simples : "court", "très court", "pas trop court", "dégradé" (mais celui-là n'est déjà plus un mot simple)... Le tout empêtré que l'on est dans une nappe de table reconvertie en drap de coiffure. Peu de mots, donc. C'est bien. Au moins peut-il parfaitement se concentrer sur son labeur, qu'il effectue d'ailleurs avec une rapidité surprenante. Mon mutique est le Lucky Luke du ciseau, le Bip Bip de la tondeuse, le Vincent Perrot du coupe-chou. Bref, une épée.

Bien sûr, l'efficacité a un prix et dans cet univers masculin, il n'y a pas de place pour les douillets, les chochottes ou ce que les Mosellans appellent les "nahreux". Pour faire comprendre que l'on doit baisser la tête, mon Turc donne une petite tape sur l'arrière du crâne. Convaincante, la tape. Mais tout compte fait, cela a du bon d'avoir le visage dans les genoux, ça vous évite d'être un peu trop regardant. Sur l'hygiène, par exemple, quand il s'essuie d'abord le visage et la chemise avec le blaireau avant d'ôter les cheveux morts gisant sur votre figure. Ou bien encore lorsqu'il désinfecte la lame de son rasoir à l'eau de Cologne bon marché qui a - outre la désagréable conséquence de brûler quelque peu la nuque - l'inconvénient de se marier assez mal avec mon Hugo Boss préféré. Puis, s'il estime que quelques poils disgrâcieux déshonorent la face externe de vos oreilles, il les fusille au briquet, selon cette pittoresque méthode qui fait la réputation d'excellence des barbiers turcs. Là aussi, le dépaysement est total. Je revois avec nostalgie les salons exigus des ruelles d'Istanbul, où il est de bon ton de se faire - au moins une fois - raser la couenne.

C'est pour ça que je persiste à aller chez mon Turc ( pour ça, et pour le prix aussi, parce qu'il est franchement pas cher). Je suis sûr d'être entre de bonnes mains, même si ce ne sont jamais les mêmes. Il est fort, mon Turc."


Un an plus tard, mû par la même obscure nécessité, j'ai fait quelque chose d'horrible. Quelque chose qui me vaudra probablement une place en enfer à friser. J'ai trompé mon coiffeur. Lâchement. Comme une merde.
Mais l'Univers est bien fait et Saint Tif veille au grain : j'ai été puni.
Soucieux de faire marcher le commerce de proximité, j'ai remis ma brune toison entre les mains d'une experte, typiquement alsacienne, qui, d'un geste martial et définitif, a traduit le "court" par "très très court", voire même "complètement tondu", en agrémentant le tout d'un discours hautement pontifiant sur la jeunesse, ce grand malheur qui frappe la France mon bon monsieur, et les vertus comparées de l'ordre et de la discipline.

Le traumatisme est grand, j'en tremble encore.

C'est décidé, je vais reconquérir mon Turc. Lui seul sait ce qu'il me faut. Il me pardonnera cet écart, j'en suis sûr. On est fait pour s'entendre et marcher main dans la main sur la longue route de la coiffure pour homme. D'ailleurs, il y a des signes qui ne trompent pas : le douanier d'Istanbul ne m'avait-il pas dit que j'avais "une belle tête de Turc" ?

En attendant, je pleure... Himmels welle !!

coiffeuse.jpg

Par Bertrand
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